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Casques bleus : Même un petit nombre de femmes améliore le succès des missions

by Jean-Pierre Dube (feat. Stéfanie von Hlatky)

Franco Presse
November 16, 2017

Après avoir promis l’an dernier de déployer 600 troupes et 150 policiers pour des missions de paix, le Canada a déçu le 15 novembre en reconnaissant n’avoir affecté qu’une soixantaine de Casques bleus au service de l’ONU. Le premier ministre Justin Trudeau s’est néanmoins engagé à déployer prochainement des avions et une force d’intervention rapide de 200 soldats, dont une part importante de femmes.

Quelque 500 délégués de 75 pays étaient rassemblés à Vancouver pour la réunion de 2017 des ministres de la Défense sur le maintien de la paix. Outre la participation des femmes, les enjeux de langue étaient à l’ordre du jour du Canada, dans une collaboration avec l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

L’OIF est un forum incontournable pour le Canada, selon la directrice du Centre for International and Defence Policy de l’Université Queen’s (Kingston), Stéfanie von Hlatky, étant données les récentes pressions pour des missions en Afrique francophone. « La question linguistique n’est pas négligeable à cause de la dimension culturelle sur le terrain. Parler la langue du pays, c’est important. »

La chercheuse en matière de sécurité nationale a cosigné l’an dernier (avec Sarah-Myriam Martin-Brûlé de l’Université Bishop) un énoncé de politique sur les critères pour choisir la meilleure mission de paix canadienne. Pour des raisons linguistiques, le Mali et la République centrafricaine se sont trouvés parmi les options recommandées à la Défense nationale.

Où et comment intervenir ?

« Les Forces canadiennes pourraient capitaliser sur les expertises linguistiques de ses troupes bilingues, précise le document, permettant de renforcer les communications avec la population locale et entre les divers contingents armés, augmentant ainsi l’efficacité globale de la mission. »

Mais le Canada n’a pas participé à ces missions et il faudra attendre encore des mois avant de savoir où et comment les militaires canadiens contribueront. Selon Justin Trudeau, « il faut repenser comment nous intervenons et non seulement où nous allons intervenir. »

Une des orientations fédérales est devenue manifeste le 1er novembre, selon Stéfanie von Hlatky, lorsque la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a dévoilé le Plan d’action du Canada consacré aux femmes, à la paix et à la sécurité.

Ottawa entend augmenter à 25 % en dix ans le nombre de femmes parmi les forces armées. Elles forment 15 % des capacités actuelles, mais seulement la moitié d’entre elles sont mobilisées. Moins de 5 % des 95 000 Casques bleus de l’ONU sont des femmes.

L’égalité des genres ?

Dans un texte du 8 novembre dans la revue de l’Institut de recherche sur les politiques publiques, la professeure détaille le rôle essentiel des femmes dans les processus de paix et la reconstruction post-conflit. Elles auraient davantage la confiance des civils, en particulier des femmes et des enfants qui sont la cible d’agression sexuelle dans les zones de guerre. Selon elle, même un petit nombre de femmes en uniforme peut améliorer le succès des missions.

« Les troupes canadiennes qui puiseraient dans leurs capacités de base en matière linguistique, culturelle et de genre pourraient nouer des relations constructives avec les intervenants locaux. Dans la foulée de l’infâme scandale d’exploitation et d’abus sexuel de la mission centrafricaine, les normes adoptées par le Canada seraient d’une valeur inestimable. »

Selon Stéfanie von Hlatky, les armées n’ayant pas assez de recrues féminines pourraient compenser en adoptant « une culture professionnelle commune entre les hommes et les femmes fondée sur l’égalité des genres et les droits de la personne ».

Le premier ministre a promis d’investir 21 millions $ à l’ONU pour accroitre le rôle des femmes parmi les Casques bleus. Une fiducie sera créée pour encourager les nations membres à participer.


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